P1030673Je ne suis pas quelqu'un de ponctuel. Il m'arrive d'être à l'heure bien entendu. Je n'ai que très peu de retard lorsque je suis attendue à l'extérieur : je ne ferais jamais poireauter quelqu'un dehors, dans le froid. De toute façon, quand je suis en retard, ce n'est jamais vraiment de ma faute : en général, l'univers s'est mis d'accord avec lui-même pour me mettre en retard et tout alors joue contre moi. Je sais pourtant identifier les rendez-vous où je me dois d'être à l'heure rien que pour tenter de faire croire que la ponctualité est une seconde nature chez moi : un entretien d'embauche, par exemple. Dans ces cas-là, l'univers a beau y faire, je suis la plus forte. En revanche, lorsque je suis invitée chez des amis et que j'ai promis d'apporter un dessert j'ai énormément de mal à être à l'heure et là c'est clairement de ma faute. De ma faute parce qu'évidemment je m'y prends toujours à la dernière minute, non parce que j'ai la flemme mais parce que j'ai sous-estimé à la base le temps de préparation. Il faut dire que les auteurs culinaires sont souvent de mauvaise foi (ou alors je suis très inefficace... non, ça ne doit pas être ça) : un gâteau censé être prêt à enfourner en 10 minutes c'est quand même rare, surtout s'il y a des fruits à couper, à éplucher, du chocolat à faire fondre (bouuuuuuh à ceux qui font fondre leur chocolat au four micro-ondes, jamais personne ne m'enlèvera mon bain-marie!), etc. Cela dit, je dois le reconnaître, j'ai des amis incroyablement compréhensifs, d'autant plus lorsque j'arrive essouflée avec un gâteau encore fumant. Et je pense qu'inconsciemment je me dis qu'on excusera toujours un peu mon retard si je ne viens pas les mains vides.

La préparation du Carrot cake de Jamie Oliver fut l'occasion d'exploser mon record. 1h30 de retard. Ca commence à faire quand même. Mais je crois vraiment qu'il le valait. Cette recette est à l'image de toutes les recettes de Jamie Oliver : simple à réaliser mais avec un nombre considérable d'ingrédients qui font toute la différence. Les recettes à 4 ou 5 ingrédients? Jamie Oliver ne connaît pas. Là où certains excellent dans la sobriété, lui excelle dans l'art de faire d'une débauche d'ingrédients quelque chose d'étonnamment savoureux sans être confus ou brouillon. Il y a quand même quelque chose qui m'agace chez Jamie Oliver : il a tendance à ne pas toujours être précis au niveau des quantités d'ingrédients nécessaires. Je le pardonne parce que je n'ai pour l'instant jamais été déçue mais, attention, je reste vigilante.

Je vous avais déjà proposé une recette de carrot cake ici en guise de dessert d'après raclette, folle que je suis. Pourquoi alors en publier une autre? D'abord parce que j'avais envie de tester une autre recette et puis parce qu'au final ces deux gâteaux sont assez différents. Certes, la base reste sensiblement la même mais, tandis que l'on trouve de la noix de coco dans la première recette, il y a bien plus d'épices dans celle de Jamie Oliver, au point que le résultat évoque un peu le goût et le parfum d'un bon pain d'épices. Quant au glaçage, celui-ci est bien plus sucré, celui du Britannique est plus acide. Enfin, l'un est impressionnant car luxuriant (trois couches de gâteau et autant de glaçage, impossible d'en faire une petite part) et l'autre a une apparence plus simple. Cette comparaison ne vise pas à départager ces deux gâteaux :  j'ai adoré la version de Jamie Oliver, qui a l'avantage non négligeable à mes yeux d'avoir une texture un peu humide, mais j'avais aussi beaucoup aimé mon premier essai. A vous de décider!

Le Carrot cake de Jamie Oliver (Cook / Version imprimable : carrotcakejamieoliver).

Pour 8 à 10 personnes :P1030681

  • 285 g de beurre mou ;
  • 285 g de sucre roux ;
  • 5 gros œufs, blancs séparés des jaunes ;
  • le zeste et le jus d'une orange ;
  • 170 g de farine fluide ou tamisée ;
  • 2 cuillères à café de levure chimique ;
  • 115 g d'amandes en poudre ;
  • 115 g de noix grossièrement concassées + quelques-unes pour le décor ;
  • 1 cuillère à café bombée de cannelle en poudre ;
  • 1 pincée de clous de girofle moulus ;
  • 1 pincée de noix de muscade râpée ;
  • 1/2 cuillère à café de gingembre en poudre ;
  • 285 g de carottes pelées et râpées (environ 3 carottes de taille moyenne) ;
  • Sel.

Pour le glaçage :

  • 115 g de mascarpone ;
  • 225 g de fromage kiri ;
  • 85 g de sucre glace tamisé ;
  • les zestes et le jus de 2 citrons verts.

 

Préchauffez le four à 180°C. Graissez un moule à cake et chemisez-le de papier sulfurisé. Battez le beurre avec le sucre (à la main ou au fouet électrique) pour obtenir une crème pâle et légère. Incorporez les jaunes un à un puis le zeste et le jus d'orange. Ajoutez la farine tamisée, la levure, les amandes en poudre, les noix, les épices et les carottes. Mélangez bien.

Dans un saladier, battez les blancs d’œufs en neige ferme puis incorporez-les dans l'appareil aux carottes. Versez la pâte dans le moule à cake et enfournez pour 65 minutes. Un couteau plongé dans le gâteau doit en ressortir humide mais sans morceaux de pâte. Laissez refroidir le gâteau une dizaine de minutes puis démoulez-le et laissez-le reposer une heure (après une heure il sera encore un peu tiède... mmmmm, divin!).

Mélangez tous les ingrédients du glaçage (il peut être préparé un peu à l'avance et conservé au frais) puis étalez-le généreusement sur le gâteau. Décorez avec quelques noix.

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