101_0987Invitée chez une copine, j'avais proposé d'apporter le dessert. Le choix du brownie s'est imposé, ma copine homonyme appréciant, sans doute au moins autant que moi, le chocolat, j'étais sûre de taper dans le mille. J'ai donc tapé "brownie" dans le moteur de recherche de mes marque-pages - d'ailleurs, j'ai des centaines de marque-pages renvoyant à plusieurs centaines de recettes, et je me demande si j'aurai le temps de toutes les réaliser un jour. Quoi qu'il en soit, j'ai trouvé mon bonheur parmi toutes ces recettes, cela m'en fait une de moins à réaliser!

Cela dit, la recette que j'ai finalement choisi de réaliser me posait problème au départ: selon ma définition, un brownie doit contenir des noix, de Grenoble, de Pécan, ou même des noisettes, mais, quoi qu'il en soit, un fruit sec croustillant. C'est, notamment, ce qui le distingue des autres gâteaux au chocolat. Je pourrais parler de la texture du brownie, mais il s'avère que cela ne fait pas l'unanimité: certaines personnes préfèrent que celui-ci ait une texture plutôt de cake, donc moelleuse, cakey quoi - un mot intraduisible comme les anglophones savent si bien faire mais tout à fait transparent, et qui signifie bien mieux que n'importe quel autre mot ce à quoi il renvoie; mot encore une fois intraduisible parce que les anglophones sont les champions pour ajouter un suffixe à un mot pour en créer un nouveau, alors que "cakeux/se" en français c'est ultra moche, bref, trêve de considérations linguistiques -, c'était le cas du brownie que je vous avais proposé ici; tandis que pour d'autres, un brownie doit être fondant, un peu difficile à mâcher - chewy -, qui colle aux dents, du fait de sa consistance proche de celle du caramel - fudgy. Cette question de texture n'est donc pas essentielle à la définition du brownie, c'est avant tout une question de goût. Cependant, la présence de noix est aussi une question de goût, ai-je finalement découvert lors de mes recherches sur les brownies. Le mystère restait entier: à quoi reconnait-on un brownie? Ce merveilleux gâteau fait-il partie des choses que l'on ne parvient pas à définir mais que l'on reconnaît lorsqu'on la voit? Peut-être, mais pour moi qui cuisine, je sais que je prépare un brownie notamment lorsque les proportions de chocolat et de sucre sont très élevées. Le brownie ne contient pas de levure, c'est un gâteau plat et dense, généralement réalisé dans un plat carré, qui doit refroidir avant d'être coupé en carrés et servi. Et puis, même si la texture fait débat, entre le cakey et le fudgy, il me semble que le fudgy est propre aux brownies. Un brownie cakey serait alors presque un imposteur. Et, bien sûr, j'ai failli oublier la croûte croustillante sur le dessus.

Bref, tout cela pour vous dire - j'imagine que vous vous dites "elle s'égare" - que la recette que je vous présente ici ne correspondait pas à ce qu'était initialement un brownie, du fait de l'absence de noix. Du coup, j'ai hésité: dois-je réaliser cette recette telle quelle ou ajouter des noix? Après réflexion, ce sont les louanges de l'auteur du blog Cakespy qui m'ont décidée; après tout elle qualifiait ce brownie de paradisiaque, ce qui a attisé ma curiosité. Je me suis donc raisonnée: pour une fois, je réaliserai cette recette sans en modifier une virgule, on verrait bien ce que cela donnerait. Et je n'ai pas été déçue: ce brownie est fort en chocolat, hyper fudgy, fondant et croustillant sur le dessus: cahier des charges rempli. C'est un délice. Moi je dis ça, mais si vous voulez ajouter des noix, faites à votre guise!

Dernière précision, cette recette est celle de la pâtisserie Baked établie à New-York, et dont j'ai reçu le livre de cuisine à Noël. Inutile de vous dire que je vous en reparlerai.

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Le Brownie de chez Baked (recette trouvée ici).

Pour 10 personnes (au moins):

  • 1 1/4 tasse de farine;
  • 1 cuillère à café de sel;
  • 2 cuillères à soupe de cacao en poudre non sucré;
  • 11 oz. (308g) de chocolat noir de qualité (au moins 60% de cacao);
  • 8 oz. de beurre (224g) coupé en petits cubes;
  • 1 cuillère à café de café instantané;
  • 1 ½ tasse de sucre blanc;
  • ½ tasse de cassonade blonde;
  • 5 gros œufs, à température ambiante;
  • 2 cuillères à café d'extrait de vanille.

Préchauffez le four à 180°C.

Chemisez de papier sulfurisé un moule carré d'environ de 20 à 25cm de côté.

Dans un petit saladier, mélangez la farine, le sel et le cacao en poudre. Faites fondre au bain-marie le chocolat et le beurre avec le café instantané. Mélangez régulièrement jusqu'à ce que le chocolat et le beurre soient complètement fondus. Éteignez le feu (si vous avez des plaques électriques, ôtez la casserole de la plaque), mais laissez le saladier sur la casserole et ajoutez les sucres. Mélangez bien et retirez le saladier de la casserole. Laissez refroidir la préparation pour qu'elle soit à température ambiante.

Ajoutez trois œufs à la préparation au chocolat et battez jusqu'à ce que la préparation soit homogène. Ajoutez les œufs restant et battez à nouveau. Ajoutez la vanille et mélangez. À ce stade, ne battez pas trop l'appareil car votre brownie risquerait de devenir cakey.

Versez le mélange à base de farine sur la préparation au chocolat. Utilisez une spatule - surtout pas un fouet! - afin d'incorporer les ingrédient secs aux ingrédients humides jusqu'à ce qu'il n'y ait plus que de légères traces de farine visibles.

Versez la préparation dans le moule préparé précédemment et lissez avec une spatule. Cuire le brownie 30 minutes (si votre four n'est pas à chaleur tournante, il peut être utile de tourner le moule à mi-cuisson afin que la cuisson soit homogène) et vérifiez la cuisson avec un cure-dent. Le brownie est cuit lorsque le cure-dent  enfoncé en son milieu en ressort avec peu de matière accrochée.

Faites complètement refroidir le brownie avant de le couper en carrés et de le servir.