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C'est bien connu, le chocolat est un puissant antidépresseur. Quand j'en mange, c'est uniquement pour mon bien-être intérieur (non extérieur cela va sans dire). L'idée de réaliser un gâteau au chocolat s'imposa donc très vite lors de ce séjour breton, qui fut finalement ni plus ni moins qu'une colonie de vacances miniature, sauf que je n'étais pas payée, que je n'avais pas de jour de congés et que -Ô enfer et damnation!- je n'avais pas de cinquième*!

100_9709Ce croustifondant au chocolat -dont j'ai trouvé la recette sur un paquet de sucre d'une marque dont le nom m'échappe (ce n'est pas grave car cela n'a que peu d'intérêt): dans ce genre de circonstances, il faut être rapide et on cède alors à la facilité- arriva à point nommé, agréable douceur dans ce monde d'enfants, adorables petits êtres hurlants et gesticulants, geignards à l'occasion, accaparant l'essentiel du temps précieux des adultes -oui, parce qu'ils ne se rendent pas compte, chanceux petits êtres insouciants et naïfs, de la vitesse avec laquelle le temps passe. Je vous rassure, à supposer que vous étiez inquiets, je ne suis que rarement dans cet état d'esprit -en clair lorsque je préfère me regarder le nombril- et le reste du temps, je suis dans une niaise admiration devant un nourrisson, l'admiration déclinant un peu au fur et à mesure que le bambin grandit et se rend compte de son pouvoir sur ses parents (et de sa capacité de nuisance, oups). Mais j'en veux quand même... l'être humain est pétri de contradictions.

Venons en au fait! La seule éventuelle difficulté de ce gâteau est de battre les blancs en neige, d'ajouter le sucre et de100_9701 battre à nouveau, rien de bien sorcier donc, à condition de disposer d'un batteur électrique. C'est une condition ma foi essentielle et, c'est pourquoi, ce gâteau aurait pu être sévèrement raté étant donné l'incompétence du batteur à disposition dans le gîte où nous étions. C'était sans compter ma détermination et ma persévérance: je suis capable de beaucoup de choses pour manger un gâteau au chocolat!

Ce gâteau fut donc très bon même s'il y eut un bémol: les blancs en neige auraient pu être bien plus fermes et la croûte du gâteau bien plus croustillante. Si avez du bon matériel, vous ne rencontrerez pas ce problème.

Croustifondant au chocolat (recette au dos d'un paquet de sucre, à ma sauce).

Pour 8 personnes:

  • 250g de chocolat;
  • 150g de sucre extra-fin;
  • 8 jaunes d'œufs;
  • 6 blancs d'œufs;
  • 100g de beurre mou;
  • 10g de farine.

Préchauffez le four à 150°C.

Faites fondre le chocolat au bain-marie. Laissez le refroidir le temps de travailler les jaunes d'œufs et le beurre mou afin d'obtenir une pâte homogène et la moins grumeleuse possible. Incorporez le chocolat fondu, puis la farine. Mélangez bien.

Montez en neige les blancs d'œufs à l'aide d'un batteur électrique. Lorsqu'ils sont montés aux trois-quarts, ajoutez le sucre et continuez à battre jusqu'à ce qu'ils soient bien fermes et brillants.

Incorporez-les délicatement à l'appareil chocolaté, à l'aide d'une spatule souple par exemple, en ramenant la pâte de bas en haut sur les blancs d'œufs, afin de ne pas les casser.

Versez cette pâte dans un moule beurré et sucré (ou fariné si vous préférez) sauf si vous utilisez un moule en silicone comme ce fut mon cas (je déteste les grands moules en silicone! je ne les trouve vraiment pas pratiques, mais j'ai fait avec ce que j'avais).

Enfournez pour 30 minutes.

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Ce gâteau a une texture vraiment agréable en bouche, presque nuageuse. Il est surtout riche en chocolat alors ne vous privez pas (non parce que cela fait de lui un gâteau diététique, faut pas rêver! mais juste parce que, du coup, il est très bon pour le moral!)! J'imagine qu'il est parfait avec de la crème anglaise... à tester!


* Pour les personnes qui ne sont jamais parties en colo ou qui n'ont jamais travaillé en tant qu'animateur, le "cinquième" est le cinquième repas que s'autorise l'équipe d'animation après une dure journée de labeur, avant, pendant ou après la réunion quotidienne, où l'on revient sur la journée qui vient de s'écouler, sur la journée à venir, etc. Étant donné que l'on mange en même temps que les enfants, avant la veillée, et bien avant le coucher, parfois folklorique, nous avons souvent faim en arrivant en réunion! Et même si nous n'avons pas faim, c'est un moment essentiel car convivial et qui cimente l'équipe d'animation. Que de bons souvenirs...