100_9526Je ne sais pas pourquoi mais, à la base, je n'aimais pas spécialement Arcachon. Je trouvais cette petite ville bourgeoise sans grand intérêt et, de surcroît, j'avais une nette préférence pour l'océan, se baigner dans le bassin étant un peu trop paisible à mon goût.

J'ai, cependant, récemment redécouvert Arcachon et ses environs pour y avoir emmené Kakou, mais également pour y avoir passé du temps dans le cadre d'une Université d'été en Relations internationales (à la suite de laquelle j'ai reçu un super joli diplôme en papier épais, trop la classe!). Et j'ai apprécié.

Avec Kakou, nous avons profité de la journée en partie sur la plage; mais comme faire la crêpe a un intérêt relativement limité et tout à fait temporaire, nous avons décidé de louer des vélos pour nous rendre jusqu'à la dune du Pyla (ou Pilat, allez savoir pourquoi il y a deux orthographes...) se trouvant à une dizaine de kilomètres. La première partie du trajet se fit sur les berges et je découvris des plages que je connaissais pas (que je n'avais jamais cherché à connaître non plus) et vraiment jolies; tandis que la deuxième partie se fit à l'ombre des pins, ce qui fut appréciable étant donné la chaleur quasiment caniculaire.

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Arrivées en bas de la dune du Pyla, nous fîmes moins les malines. Parce que le trajet en vélo ne fut certes pas long mais il fut... vallonné dirons-nous. Cela dit, étant donné que nous sommes de grandes sportives, il aurait fallu plus que ces quelques marches chauffées par un soleil de plomb pour nous décourager. Et puis je les avais déjà montées ces marches.

(La présence ici d'une ellipse ne présume pas de la moindre importance de ma première venue sur cette dune... au 100_9516contraire...)

Pourtant, c'est peu dire que de nombreuses personnes renoncent à les grimper. Nous fîmes mieux: non seulement nous nous rendîmes en haut de la dune, mais nous décidâmes de descendre de l'autre côté pour profiter de la plage. Je tiens à préciser qu'il n'y a pas d'escalier de l'autre côté, que la dune est aussi haute des deux côtés (étonnant, non?) et que nous dûmes remonter par le sable. Ce fut long. Et douloureux. Que dis-je?! Ce fut une promenade de santé (j'ai une réputation de sportive à préserver! ou pas...). Ce qui est sûr c'est que l'effort est payant: la vue du haut de la dune est magnifique, on peut y admirer tout le bassin et le contraste entre l'étendue d'eau et la forêt de pins est à voir. C'est donc fatiguées mais ravies que nous rentrâmes à Bordeaux.

Vous pouvez l'imaginer: cette journée sportive nous avait affamées! Alors même si manger des sucres lents n'a aucun effet rétroactif, le plat de pâtes s'imposait!

Ce fut l'occasion d'étrenner mon nouveau livre de cuisine: Cook de Jamie Oliver, où nous avions repéré une recette totalement appropriée, des Tagliarinis "plein soleil", qualifiée de "parfaite en été" par son auteur.

Tagliarinis "plein soleil".

Pour deux personnes:

  • 60g de pignons de pin;
  • Le jus et le zeste d'un citron vert;

  • Une demi-botte de persil plat: la moitié des feuilles finement hachées et le reste laissées entières;

  • 10cl d'huile d'olive extra-vierge (à mon avis, on peut en mettre un peu moins; c'est très bon, pas de doute là-dessus, mais c'est gras);

  • 75g de parmesan fraîchement râpé (je ne vous le dirai jamais assez, le parmesan frais, c'est bien meilleur!);

  • 25g de pecorino fraîchement râpé (même remarque que pour le parmesan);

  • Sel et poivre;

  • 250g de tagliarinis ou de tagliatelles (pour moi ce fut des capellinis, à défaut d'avoir trouvé des tagliarinis et d'avoir envie de tagliatelles; je n'ai cuit que 200g de pâtes, et ce fut trop quand même!).

 

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Réduisez la moitié des pignons de pin en pâte à l'aide d'un mixeur, puis placez-les dans un saladier qui ne soit pas en matière plastique (c'est Jamie Oliver qui le recommande, j'imagine que cette précaution permet d'éviter que les pignons prennent un goût de plastique désagréable) avec le reste des pignons, le jus de citron, les zestes, les feuilles de persil finement hachées et l'huile d'olive. Mélangez et ajoutez les fromages. Vous devez avoir maintenant une sorte de sauce épaisse -mais pas trop quand même-, qui rappelle un peu la vinaigrette au fromage blanc (je n'ai jamais fait de vinaigrette au fromage blanc mais je fais confiance à ce sympathique Anglais, quoique certaines mauvaises langues diraient que, culinairement parlant, on ne peut pas faire confiance à un Anglais)... Goûtez pour voir comment ça se présente (bon ça, de toute façon, si ce n'est pas déjà le cas, cela doit devenir une habitude: il faut toujours goûter ce que l'on fait et à toutes les étapes! Cela permet de corriger au cas où...). Jamie Oliver insiste: "J'aimerais que vous ajustiez les choses de manière à ce que le goût vous paraisse assez acide: sachez que, quand vous mélangerez cette sauce avec les pâtes, les fromages vont fondre et le citron sera bien 100_9534moins agressif." Alors goûtez et ajoutez tout simplement plus de citron, de parmesan ou d'huile d'olive, selon ce que vous sentez, et selon vos goûts aussi, si l'acidité n'est pas votre truc, ne vous sentez pas obligés non plus!

Faites bouillir un bon volume d'eau salée. Posez par-dessus le saladier de sauce: de cette manière, elle va se réchauffer tranquillement sans risquer de brûler : suis-je bête! (je précise que cette question est purement rhétorique) voilà pourquoi il est nécessaire de ne pas utiliser de saladier en plastique! Dès que l'eau entre en ébullition, retirez le saladier et plongez les pâtes dans le liquide. Laissez-les cuire selon les instructions données sur le paquet puis égouttez-les dans une passoire. Réservez un peu d'eau de cuisson dans un bol (alors là, si vous avez fait l'erreur de ne pas lire la recette en entier avant de la réaliser et que vous venez de vider toute l'eau dans l'evier, vous vous sentez bête... mais lorsque vous avez lu la recette avant et qu'en gros(se) bourrin(e) que vous êtes vous avez quand même vidé toute l'eau... bah là, on ne peut pas faire grand chose pour vous... oui, je suis irrécupérable, mais au moins je le sais). Mélangez les pâtes avec la sauce et quelques cuillerées à soupe d'eau de cuisson pour la détendre (bon du coup, je ne l'ai pas fait, mais ce fut bon quand même!). La chaleur des pâtes va faire fondre les fromages et la sauce prend alors une très belle consistance. Si elle vous semble trop épaisse, n'hésitez pas à rajouter encore un peu d'eau de cuisson. les pâtes ne doivent surtout pas paraître épaisses et comme engluées dans la sauce mais, au contraire, délicatement nappées et enrobées! Goûtez à nouveau pour être sûr de l'assaisonnement. Saupoudrez délicatement avec du parmesan et les feuilles de persil restées entières. Dégustez bien chaud, sans attendre.

 

Je ne sais pas vous, mais moi je l'aime déjà mon nouveau livre! Jamie Oliver a une façon de parler de nourriture et de cuisine: très sensuelle. Cela correspond totalement à ma façon de voir les choses. Je n'ai donc pas fini de tester ces recettes... Et ce plat de pâtes fut délicieux!

 

À suivre...