100_9406Ce dernier billet, consacré à mes découvertes, ou mes obsessions, culinaires liées à mon séjour berlinois, est sans doute celui qui me tient le plus à cœur. J'ai beau aimé manger toutes sortes de choses, je suis indiscutablement une "bouque à chuque" comme on dit par chez moi.

Cela dit, contrairement à ce que vous pouvez croire, je n'ai pas fait que manger à Berlin. Disons simplement que les repas et les encas furent des interludes indispensables à la bonne jouissance des autres moments. Il paraît, en effet, que, quand j'ai faim, je suis "irritable". J'accepte de reconnaître que, lorsque mon estomac grogne, mon cerveau a du mal à se concentrer sur autre chose. Mais lorsque je suis rassasiée rien ne peut m'arrêter! C'est donc le ventre bien rempli que j'ai pu apprécier le spectacle de cette aimable girafe signalant la présence du musée du Lego ou Legoland.

Je n'y ai malheureusement fait qu'un saut rapide puisqu'il me fallait prendre l'avion peu de temps après mais, selon le Champi, ce musée propose des entrées à la journée que vous pouvez passer à faire des lego, ce qui constitue sans doute un paradis pour de nombreuses personnes. Même si j'ai toujours été plus Playmobil que Lego, j'y serais bien allée avec quelqu'un aimant ça, rien que pour me réjouir de l'attendrissant spectacle de l'enfance retrouvée.

Si je n'avais pas dégusté une glace, aussi bonne que belle, juste avant, je  me serais certainement moins extasiée devant cette girafe. Non que j'eus particulièrement faim. Mais manger une glace a sans doute été ma plus grande obsession durant tout mon séjour. ATTENTION!! Pas n'importe quelle glace! Je vous parle là d'énoooormes coupes de glace avec plein de délicieux ingrédients, ma préférence allant aux morceaux de fruits frais et à la glace au yaourt. Les Allemands, du fait de la présence de nombreux Italiens, sont des spécialistes de ces énormes coupes de glace qui se distinguent par leur côté esthétique. Et surtout, ils ont des idées peu communes en matière de présentation, ce qui peut créer des quiproquos. Je m'explique. Dès le collège et mon premier voyage de plus d'une journée en Allemagne, j'avais repéré ce talent (italo-)allemand pour les glaces. Mais je m'interrogeais: qu'étaient donc les Spaghetti Eis? Drôle d'idée de manger des spaghettis avec de la glace. Pourtant je ne suis pas contre l'idée de faire de nouvelles expériences gustatives mais celle-ci m'intriguait vraiment et je ne m'étais jamais risquée à en commander. En réalité, et je m'en suis rendue compte il y a seulement deux ans, comme quoi les fausses croyances peuvent avoir la vie dure, les Spaghetti Eis sont des glaces présentées sous forme de spaghettis et non de vrais spaghettis glacés... Bon, d'accord, ça peut paraître ridicule mais tant qu'on ne le voit pas par soi-même, on ne peut pas deviner non plus! Et non, je ne suis pas naïve.

100_9409

 

 

 

Voici ainsi l'objet de mon désir... Les fruits sont frais, le coulis de fraise vraiment bon, et les boules de glace sous le mont de chantilly délicieuses. Et cette coupe est loin d'être la plus belle et la plus impressionnante des coupes qu'il m'ait été donné de voir en Allemagne. Mais je n'étais étrangement pas au mieux de mon appétit, je me suis donc contentée de celle-ci. En revanche, vous savez désormais que l'Allemagne est le pays idéal pour partager une glace en amoureux. Ou en manger une énorme tout seul, c'est bien aussi.

La coupe de glace n'a pas été la seule obsession de mon séjour berlinois mais la seconde fut partagée par le Champi. L'étrange être qu'est le Champi n'aime a priori pas le cheesecake - en tout cas elle n'avait pas aimé celui que j'avais fait à 100_9328une autre occasion, mais je dois reconnaître que je n'étais pas au point - mais elle aime le Käsekuchen (en particulier celui à la rhubarbe, il faudra que j'essaie). Alors, encore une fois, attention! Ce n'est pas parce que cheesecake et Käsekuchen sont deux mots qui veulent  dire la même chose qu'ils désignent exactement la même chose. Lorsque je parle de cheesecake, je fais référence au cheesecake new-yorkais, dont vous pouvez trouver une version aux framboises ici. Ce dernier est en général fait à base de cream cheese, la marque de prédilection étant Philadelphia. En revanche, le Käsekuchen, le gâteau au fromage allemand donc, est fabriqué à base, selon une Franco-Allemande tout ce qu'il y a de crédible, de Quark, une sorte de fromage blanc typiquement allemand. Et bizarrement, lorsque nous nous fûmes mis en tête de manger un Käsekuchen pour notre goûter, pas moyen d'en trouver! Des cheesecakes, il y en avait à foison, mais des Käsekuchen point du tout! Soit il n'y en avait plus, soit il n'y en avait pas ce jour-là - il faut croire que le lundi n'est pas le jour du Käsekuchen à Berlin - soit il n'y en avait jamais eu. Je vous rassure, nous en trouvâmes finalement mais il ne restait qu'une part... L'adorable Champi s'est dévoué, sous prétexte qu'elle en avait déjà mangé des tas des Käsekuchen à Berlin mais quand même, je la remercie encore (j'ai quand même partagé hein!). Verdict: le Käsekuchen, c'est bon! Mais j'attends de goûter un vrai Cheesecake new-yorkais pour pouvoir identifier la véritable différence même si, par rapport à l'idée que je me fais du Cheesecake idéal, le Käsekuchen m'a paru un peu plus sec, moins onctueux et moins fondant en bouche.

100_9335

Il me faut maintenant parler de ce qui m'a le plus marqué en terme de sucré à Berlin. C'est tout simplement la raison d'être100_9171 de ce billet puisque "pas de recette pas de billet"! Tout aussi vrai que "pas de bras, pas de chocolat". L'Allemagne est le pays d'origine de la célèbre marque de chocolat Ritter Sport. Les Berlinois ont donc la chance d'avoir une boutique entière consacrée au Ritter Sport et à ses produits dérivés (qui n'ont qu'un intérêt limité soit dit en passant). On y trouve toutes les déclinaisons que vous ne pouvez pas connaître si vous n'en avez jamais vu qu'en France; je ne m'attendais pas à ce qu'il y en ait autant. Du coup, j'en ai acheté plein. Bah oui, fallait bien que je ramène des cadeaux. Ce fut un achat purement altruiste. Nous nous y rendîmes dès le premier 100_9172jour: simple calcul du Champi qui devait se douter que tout ce chocolat me donnerait envie d'en faire un gâteau. J'ai même trouvé une nouvelle recette à tester dans un livre édité par Ritter Sport: que demande le peuple?! Cette recette m'a tout de suite tapé dans l'œil du fait de son titre: "Der perfekte Schokoladenkuchen - Mit Ritter Sport Edel-Bitter". Pas besoin d'être germaniste pour comprendre: ce gâteau s'annonçait comme une véritable tuerie... ou comme une arnaque visant les personnes trop gourmandes... Suspense...

100_9169100_9167

Ca ne vous donne pas envie tout ce chocolat?...

Trêve de bavardages: passons à la recette! L'original était en allemand, j'ai donc du la traduire mais il faut croire que je sais encore le parler un petit peu, ou que, du moins, je le comprends encore, puisque, d'après le Champi, ce gâteau a eu beaucoup de succès. Quelques petites remarques cependant: je pense le refaire avec un peu moins de beurre la prochaine fois: 180 grammes devraient amplement suffire; et je le ferai cuire deux minutes de plus.

100_9390

Le parfait gâteau au chocolat (d'après une recette de Ritter Sport).

Pour douze à seize parts (ce n'est pas de la blague, ce gâteau est vraiment riche donc je vous déconseille de vous goinfrer... oui, oui, c'est bien moi qui dis ça):

  • 6 œufs;
  • 225g de beurre (vous pouvez essayer avec un peu moins);
  • 300g de Ritter Sport Edel-Bitter (du chocolat noir amer, à 70% de cacao);
  • 225g de sucre;
  • 3 cuillères à soupe de farine;
  • 150g de poudre d'amandes.

100_9386

Préchauffez le four à 220°C.

Séparez les blancs des jaunes d'œufs. Battez en neige ces derniers à l'aide d'un batteur électrique. Faites fondre le chocolat et le beurre au bain-marie. Battez les jaunes d'œufs et le sucre jusqu'à ce que le mélange devienne mousseux. Ajoutez le chocolat et le beurre fondus, la farine et la poudre d'amandes et mélangez pour obtenir une préparation homogène. Incorporez délicatement les blancs en neige par moitié à l'aide d'une spatule en mélangeant de bas en haut.

Versez la préparation dans un moule de 28cm de diamètre garni de papier sulfurisé. Enfournez pour 20 minutes (ou deux minutes de plus si vous préférez un peu plus cuit).

100_9388

A mon humble avis, ce gâteau se suffit à lui-même et il n'est pas nécessaire de le servir accompagné. La recette conseille toutefois de le décorer avec du cacao, ce que je n'ai personnellement pas fait.

Voici la recette en allemand: non que je sois feignasse, c'est juste pour éviter les fautes de langue!

100_9173

Fin!!/Ende!!