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Le fondant au chocolat.

Lors d'une simulation d'entretien d'embauche réalisée dans le cadre d'une soirée organisée par l'association où je travaille, j'ai parlé de ma passion pour la cuisine et mon interlocutrice m'a demandé quelle était ma spécialité. La réponse m'est venue rapidement: la recette que je pourrais faire les yeux fermés, c'est celle du fondant au chocolat.

Tout un poème ce fondant. La première bouchée est extase, les suivantes des gourmandises à savourer longuement. Bon, certes, le cobaye dirait "C'est honnête". Oui mais le cobaye n'est pas connu pour ses débordements d'enthousiasme et son vocabulaire emphatique. Moi si. Alors je vous le dis dans toute ma démesure: ce fondant est à se taper le cul par terre (j'emprunte cette expression à la non moins enthousiaste Marie à qui, d'ailleurs, je dédicace ce gâteau, elle mérite au moins ça).

Alors attention, appelons un chat un chat, pour moi un fondant ce n'est pas un cœur coulant, qui peut d'ailleurs se décliner de deux façons principales selon moi (si vous en voyez une autre d'ailleurs, faites-moi part de votre expertise en cœur coulant!) : bords moelleux et cœur coulant, ou bords saisis, croustillants, et intérieur (plus que seulement le cœur donc) quasi liquide. Un fondant c'est le gâteau qui fond dans la bouche sans être liquide ni coulant, qui est plus humide que sec, plus dense que moelleux, plus terrien qu'aérien. Le fondant tient au corps, il ne peut a priori pas être dévoré de façon pantagruélique car il est juste trop, excessif par nature.

Ma recette s'inspire de celle de la géniale Trish Deseine, le fondant au chocolat de Nathalie, recette que vous pouvez retrouver dans le petit livre Best of Chocolat, un appel à la gourmandise, qui est en fait un condensé du superbe, désirable, et audiablelesrégimesque Je veux du chocolat (Trish, tu nous as compris(es)!). Quand j'ai découvert ce livre, j'ai compris pourquoi ma maman m'avait offert son abrégé: d'accord, il faut se faire plaisir, mais il y a des limites (ou pas)!

J'ai modifié cette recette en fonction de mes envies, en ce qui concerne les proportions, et j'ai essentiellement conservé le mode opératoire.

Ce fondant est réellement inratable. Un seul bémol si, comme moi, vous avez un four qui offre une homogénéité de cuisson plus qu'approximative.

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L'avant du four: le milieu n'est qu'à moitié cuit, ce qui ne veut pas dire que c'est mauvais bien sûr, cela ne correspond juste pas à ma définition du fondant. 

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Le fond du four: voilà, pour moi, c'est ça un fondant!

L'avantage de ce dysfonctionnement? Il y en a pour tous les goûts!

Le fondant au chocolat.

Pour 8 personnes:

  • 250g de chocolat noir, du corsé de préférence;
  • 180g de beurre doux;
  • 180g de sucre roux;
  • 5 oeufs à température ambiance (ça, c'est un conseil de Trish Deseine);
  • Deux cuillères à soupe rases de farine.

Préchauffez votre four à 180°C.

Faites fondre au bain-marie le chocolat et le beurre en morceaux.

Dès qu'ils sont fondus, ôtez le saladier du bain-marie et ajoutez le sucre. Mélangez et laissez tiédir.

Ajoutez ensuite les œufs un par un. J'insiste sur ce point: battez vivement entre chaque œuf. Incorporez ensuite la farine.

Versez l'appareil au chocolat dans un moule à manqué garni de papier sulfurisé (c'est plus facile à démouler, vous ne risquez pas d'abîmer votre four et vous n'ajoutez ni beurre ni farine).

Faites cuire 23 minutes.

Dégustez dès que vous en avez envie parce que vu le parfum que ce gâteau exhale à sa sortie du four, il est assez difficile d'y résister longtemps.

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